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	<title>Bizi !</title>
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	<description>D&#039;autres mondes sont possibles. Construisons-les !</description>
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		<title>Alternatiba: l&#8217;organisation continue de plus belle!  Vous aussi, venez y participer!</title>
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		<pubDate>Wed, 19 Jun 2013 17:30:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yannick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Alternatiba]]></category>

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		<description><![CDATA[La structure globale du Village des alternatives prend forme! Vous aussi, venez apporter votre part de colibri à l&#8217;aventure Alternatiba! Voici les prochaines réunions qui auront lieu à la fondation Manu Robles-Arangiz ou au local Bizi (*sauf exception) - Consommation responsable : lundi 24 juin à 18h30 au Patxoki* - Eco-construction et aménagement du territoire &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.bizimugi.eu/fr/alternatiba-continue/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-10902" alt="Alternatiba globe" src="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/Alternatiba-globe1.jpeg" width="206" height="288" />La structure globale du Village des alternatives prend forme! Vous aussi, venez apporter votre part de colibri à l&rsquo;aventure Alternatiba!</p>
<p>Voici les prochaines réunions qui auront lieu à la fondation Manu Robles-Arangiz ou au local Bizi (*sauf exception)</p>
<p>- Consommation responsable : lundi 24 juin à 18h30 au Patxoki*</p>
<p>- Eco-construction et aménagement du territoire : lundi 24 juin à 18h30</p>
<p>- Déchets et recyclage : mardi 25 juin à 18h30</p>
<p>- Éducation à l&rsquo;environnement: mercredi 26 juin à 17h</p>
<p>- Solidarité- Partage: jeudi 27 juin à 17h</p>
<p>Beaucoup d&rsquo;autres réunions sont prévues. Toutes les dates dans l&rsquo;agenda du site.</p>
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		<title>Articles du Vendredi : Sélection du 14 juin 2013 !</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 22:16:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xabier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles du vendredi]]></category>

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		<description><![CDATA[Les clés de l’accord climatique de 2015 Valéry Laramée de Tannenberg www.journaldelenvironnement.net/article/les-cles-de-l-accord-climatique-de-2015,35038?xtor=EPR-9 &#171;&#160;Manifeste convivialiste&#160;&#187; Les Convivialistes jeudi 6 juin 2013 www.reporterre.net/spip.php?article4356 Pourquoi nos inégalités polluent la planète (1/2) Éloi Laurent, économiste à l’OFCE, est expert des questions de bien-être et de soutenabilité environnementale. Il enseigne à Sciences Po, Stanford University et au Collège des hautes &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.bizimugi.eu/fr/articles-du-vendredi-selection-du-14-juin-2013/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Les clés de l’accord climatique de 2015 </span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Valéry Laramée de Tannenberg </strong></em><br />
<em>www.journaldelenvironnement.net/article/les-cles-de-l-accord-climatique-de-2015,35038?xtor=EPR-9</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">&laquo;&nbsp;Manifeste convivialiste&nbsp;&raquo;</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Les Convivialistes jeudi 6 juin 2013</strong></em><br />
<em>www.reporterre.net/spip.php?article4356</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Pourquoi nos inégalités polluent la planète (1/2)</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Éloi Laurent, économiste à l’OFCE,  est expert des questions de bien-être et de soutenabilité environnementale. Il enseigne à Sciences Po, Stanford University et au Collège des hautes études européennes. A l’automne 2013, il est chercheur invité au Centre d’études européennes de l’Université d’Harvard et professeur invité au Harvard College (Science de l’environnement et politique publique).</strong></em><br />
<em>www.terraeco.net/Pourquoi-nos-inegalites-polluent,50082.html</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span id="more-10857"></span></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Les clés de l’accord climatique de 2015 </span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Valéry Laramée de Tannenberg </strong></em><br />
<em>www.journaldelenvironnement.net/article/les-cles-de-l-accord-climatique-de-2015,35038?xtor=EPR-9</em></p>
<p><strong>L’Agence internationale de l’énergie propose des solutions techniques et politiques pour éviter rapidement l’émission de 3 milliards de tonnes de CO2.</strong></p>
<p>L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a toujours le chic pour choisir la date de publication de ses rapports.</p>
<p>Ce matin 10 juin, alors que débute la seconde semaine du premier round annuel des négociations climatiques, à Bonn, l’agence de l’OCDE publie un <a href="http://www.worldenergyoutlook.org/media/weowebsite/2013/energyclimatemap/RedrawingEnergyClimateMap.pdf">opus </a>sur les meilleures voies pour rester en deçà des 2°C. Car, si la communauté internationale n’est pas (encore) liée par un accord de réduction des émissions de gaz à effet de serre, elle s’est déjà fixé un objectif de réchauffement: pas plus de 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle, d’ici la fin du siècle.</p>
<p>Est-il besoin de rappeler que le but, gravé dans le marbre à Copenhague en 2009, n’est pas à portée de main? Politiquement, les 194 parties à la convention des Nations unies sur le changement climatique ne sont pas forcément d’accord pour réduire leurs émissions (la Russie, par exemple), dans un cadre multilatéral (les Etats-Unis) ou à un rythme accéléré (la Chine). Le dissensus est d’autant plus d’actualité que plus personne n’est là pour montrer l’exemple. L’Union européenne a sabordé, toute seule, son système d’échange de quotas d’émission. Elle n’a pas réussi à faire aboutir son programme expérimental sur le captage-stockage géologique de CO2. Et pour l’essentiel, l’allègement de son empreinte carbone est largement imputable à des artifices comptables (non prise en compte des émissions imputables au commerce international) et à la crise économique.</p>
<p>Bref, alors que se rapproche l’échéance de 2015, année à la fin de laquelle doit être conclu l’accord qui succèdera au protocole de Kyoto, aucune ligne d’horizon ne semble s’esquisser. D’où l’intérêt du rapport de l’AIE. En préambule, l’opus (rédigé par les experts de l’agence, mais aussi par des banquiers, des représentants d’énergéticiens, de pétrogaziers, d’équipementiers) rappelle un point fondamental: si nous ne changeons pas notre actuelle trajectoire de développement, les températures moyennes globales s’élèveront de 3,6°C à 5,3°C d’ici 2100. On est donc très loin des 2°C.</p>
<p>Et pour s’y tenir, les données sont connues. Selon un calcul réalisé par un scientifique du centre de recherche sur le climat de Postdam, nous pouvons relâcher, durant tout ce siècle, jusqu’à 1.440 milliards de tonnes de CO2. Problème: entre 2000 et 2011, nous avons déjà consommé le tiers de notre budget carbone mondial.</p>
<p>C’est pourtant techniquement possible, estiment les auteurs. A condition de faire vite. Et de mettre en œuvre, au niveau mondial, 4 politiques qui n’ont rien de révolutionnaire. D’abord, faire de l’efficacité énergétique le credo universel. En durcissant les règlements thermiques du bâtiment, les normes de consommation des appareils électroménagers, des sources d’éclairage, des moteurs de véhicules, de substantielles économies d’énergie sont possibles. L’AIE estime que ces mesures peu coûteuses (200 milliards de dollars -151,5 Md€- d’ici 2020) sont susceptibles, à elles seules, de diminuer les émissions mondiales de 1,5 Mdt CO2 par an, dès 2020: l’équivalent du bilan carbone russe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autre voie à suivre d’urgence: la mise hors service des centrales au charbon à bas rendement. Cette mesure, qui vise essentiellement les pays où le charbon pèse lourd dans le mix électrique (Etats-Unis, Chine, Inde), serait conjuguée à un accroissement d’un tiers de la production d’électricité d’origine renouvelable (27% en 2020) et au gaz. Elle permettrait non seulement de réduire notre empreinte carbone de 640 Mt CO2/an en 2020, mais aussi de diminuer les pollutions atmosphériques locales (poussières, soufre, particules fines). Et les problèmes sanitaires qui en découlent.</p>
<p>En réduisant les fuites (sur les gazoducs) et le torchage du méthane associé au pétrole, les compagnies pétrolières et gazières pourraient, elles aussi, contribuer à la décarbonation du système énergétique. En 2010, rappelle l’AIE, les fuites de gaz naturel ont représenté 1,1 Mdt équivalent CO2: deux fois les émissions françaises annuelles. Pour finir, l’institution parisienne reprend l’un de ses vieux mots d’ordre: la chasse aux subventions à la consommation de produits fossiles.</p>
<p>En 2011, rappelle-t-elle, la communauté internationale a dépensé 523 Md$ (396 Md€) pour baisser artificiellement le prix de l’essence, du gazole ou du fioul. En réduisant à rien cette coûteuse subvention, les Etats assainiraient leurs finances et contribueraient à abattre de plus de 300 Mt les émissions carbonées.</p>
<p>Ensemble, ces politiques sont susceptibles de réduire de plus de 3 Mdt éq.CO2 le bilan carbone anthropique, en une décennie, soit 80% des économies d’émission nécessaires pour atteindre l&rsquo;objectif de 2 degrés. Certes, il faudra investir massivement et sur une courte période. Mais le secteur énergétique a-t-il le choix?</p>
<p>Non et pour deux raisons. La première, c&rsquo;est qu’il est le seul secteur industriel à émettre autant de GES via un nombre limité de grandes installations: moins de 15.000 sur la planète. Les investissements seront donc optimisés. Autre obligation: l’adaptation aux conséquences des changements climatiques.</p>
<p>Rien qu’aux Etats-Unis, plus de 300 centrales électriques sont situées, sur le littoral, à moins de 1,2 mètre d’altitude. La montée du niveau des océans les menace directement. Tout comme la diminution annoncée des précipitations condamne, dans certaines régions, les centrales électriques (thermiques, nucléaires et à biomasse) à la cessation d’activité. Ce n’est pas le but recherché.</p>
<p>Selon les calculs de l&rsquo;agence, si les Etats ne décidaient pas d&rsquo;agir dès maintenant, ils économiseraient certes 1.500 Md$ (1.136 Md€), mais ils leur en coûteraient alors 5.000 Md$ (3.788 Md€) à partir de 2020 pour atteindre le même but.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">&laquo;&nbsp;Manifeste convivialiste&nbsp;&raquo;</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Les Convivialistes jeudi 6 juin 2013</strong></em><br />
<em>www.reporterre.net/spip.php?article4356</em></p>
<p>ABREGE DU MANIFESTE CONVIVIALISTE<br />
DECLARATION D’INTERDEPENDANCE</p>
<p>Jamais l’humanité n’a disposé d’autant de ressources matérielles et de compétences techniques et scientifiques. Prise dans sa globalité, elle est riche et puissante comme personne dans les siècles passés n’aurait pu l’imaginer. Rien ne prouve qu’elle en soit plus heureuse. Mais nul ne désire revenir en arrière, car chacun sent bien que de plus en plus de potentialités nouvelles d’accomplissement personnel et collectif s’ouvrent chaque jour.</p>
<p>Pourtant, à l’inverse, personne non plus ne peut croire que cette accumulation de puissance puisse se poursuivre indéfiniment, telle quelle, dans une logique de progrès technique inchangée, sans se retourner contre elle-même et sans menacer la survie physique et morale de l’humanité.</p>
<p>Les premières menaces qui nous assaillent sont d’ordre matériel, technique, écologique et économique. Des menaces entropiques. Mais nous sommes beaucoup plus impuissants à ne serait-ce qu’imaginer des réponses au second type de menaces. Aux menaces d’ordre moral et politique. À ces menaces qu’on pourrait qualifier d’anthropiques.</p>
<p><b>Le problème premier</b></p>
<p>Le constat est donc là : l’humanité a su accomplir des progrès techniques et scientifiques foudroyants, mais elle reste toujours aussi impuissante à résoudre son problème essentiel : comment gérer la rivalité et la violence entre les êtres humains ? Comment les inciter à coopérer tout en leur permettant de s’opposer sans se massacrer ? Comment faire obstacle à l’accumulation de la puissance, désormais illimitée et potentiellement auto-destructrice, sur les hommes et sur la nature ?</p>
<p>Si elle ne sait pas répondre rapidement à cette question, l’humanité disparaîtra. Alors que toutes les conditions matérielles sont réunies pour qu’elle prospère, pour autant qu’on prenne définitivement conscience de leur finitude.</p>
<p>Nous disposons de multiples éléments de réponse : ceux qu’ont apportés au fil des siècles les religions, les morales, les doctrines politiques, la philosophie et les sciences humaines et sociales. Et les initiatives qui vont dans le sens d’une alternative à l’organisation actuelle du monde sont innombrables, portées par des dizaines de milliers d’organisations ou d’associations, et par des dizaines ou des centaines de millions de personnes.</p>
<p>Elles se présentent sous des noms, sous des formes ou à des échelles infiniment variées : la défense des droits de l’homme, du citoyen, du travailleur, du chômeur, de la femme ou des enfants ; l’économie sociale et solidaire avec toutes ses composantes : les coopératives de production ou de consommation, le mutualisme, le commerce équitable, les monnaies parallèles ou complémentaires, les systèmes d’échange local, les multiples associations d’entraide ; l’économie de la contribution numérique (cf. Linux, Wikipedia etc.) ; la décroissance et le post-développement ; les mouvements <i>slow food, slow town, slow science</i> ; la revendication du <i>buen vivir</i>, l’affirmation des droits de la nature et l’éloge de la Pachamama ; l’altermondialisme, l’écologie politique et la démocratie radicale, les <i>indignados, Occupy Wall Street</i> ; la recherche d’indicateurs de richesse alternatifs, les mouvements de la transformation personnelle, de la sobriété volontaire, de l’abondance frugale, du dialogue des civilisations, les théories du <i>care</i>, les nouvelles pensées des communs, etc.</p>
<p>Pour que ces initiatives si riches puissent contrecarrer avec suffisamment de puissance les dynamiques mortifères de notre temps et qu’elles ne soient pas cantonnées dans un rôle de simple contestation ou de palliation, il est décisif de regrouper leurs forces et leurs énergies, d’où l’importance de souligner et de nommer ce qu’elles ont en commun.</p>
<p><b>Du convivialisme</b></p>
<p>Ce qu’elles ont en commun, c’est la recherche d’un convivialisme, d’un art de vivre ensemble (<i>con-vivere</i>) qui permette aux humains de prendre soin les uns des autres et de la Nature, sans dénier la légitimité du conflit mais en en faisant un facteur de dynamisme et de créativité. Un moyen de conjurer la violence et les pulsions de mort. Pour le trouver nous avons besoin désormais, de toute urgence, d’un fond doctrinal minimal partageable qui permette de répondre simultanément, en les posant à l’échelle de la planète, au moins aux quatre (plus une) questions de base :</p>
<p>La question morale : qu’est-il permis aux individus d’espérer et que doivent-ils s’interdire ?<br />
La question politique : quelles sont les communautés politiques légitimes ?<br />
La question écologique : que nous est-il permis de prendre à la nature et que devons-nous lui rendre ?<br />
La question économique : quelle quantité de richesse matérielle nous est-il permis de produire, et comment, pour rester en accord avec les réponses données aux questions morale, politique et écologique ?<br />
Libre à chacun d’ajouter à ces quatre questions, ou pas, celle du rapport à la surnature ou à l’invisible : la question religieuse ou spirituelle. Ou encore : la question du sens.</p>
<p><b>Considérations générales :</b></p>
<p>Le seul ordre social légitime universalisable est celui qui s’inspire d’un principe de commune humanité, de commune socialité, d’individuation, et d’opposition maîtrisée et créatrice.</p>
<p>Principe de commune humanité : par delà les différences de couleur de peau, de nationalité, de langue, de culture, de religion ou de richesse, de sexe ou d’orientation sexuelle, il n’y a qu’une seule humanité, qui doit être respectée en la personne de chacun de ses membres.</p>
<p>Principe de commune socialité : les êtres humains sont des êtres sociaux pour qui la plus grande richesse est la richesse de leurs rapports sociaux.</p>
<p>Principe d’individuation : dans le respect de ces deux premiers principes, la politique légitime est celle qui permet à chacun d’affirmer au mieux son individualité singulière en devenir, en développant sa puissance d’être et d’agir sans nuire à celle des autres.</p>
<p>Principe d’opposition maîtrisée et créatrice : parce que chacun a vocation à manifester son individualité singulière il est naturel que les humains puissent s’opposer. Mais il ne leur est légitime de le faire qu’aussi longtemps que cela ne met pas en danger le cadre de commune socialité qui rend cette rivalité féconde et non destructrice.</p>
<p>De ces principes généraux découlent des :</p>
<p><b>Considérations morales</b></p>
<p>Ce qu’il est permis à chaque individu d’espérer c’est de se voir reconnaître une égale dignité avec tous les autres êtres humains, d’accéder aux conditions matérielles suffisantes pour mener à bien sa conception de la vie bonne, dans le respect des conceptions des autres</p>
<p>Ce qui lui est interdit c’est de basculer dans la démesure (l’<i>hubris</i> des Grecs), i.e. de violer le principe de commune humanité et de mettre en danger la commune socialité.</p>
<p>Concrètement, le devoir de chacun est de lutter contre la corruption.</p>
<p><b>Considérations politiques</b></p>
<p>Dans la perspective convivialiste, un État ou un gouvernement, ou une institution politique nouvelle, ne peuvent être tenus pour légitimes que si :</p>
<p>Ils respectent les quatre principes, de commune humanité, de commune socialité, d’individuation et d’opposition maîtrisée, et que s’ils facilitent la mise en œuvre des considérations morales, écologiques et économiques qui en découlent.</p>
<p>Plus spécifiquement, les États légitimes garantissent à tous leurs citoyens les plus pauvres un minimum de ressources, un revenu de base, quelle que soit sa forme, qui les tienne à l’abri de l’abjection de la misère, et interdisent progressivement aux plus riches, via l’instauration d’un revenu maximum, de basculer dans l’abjection de l’extrême richesse en dépassant un niveau qui rendrait inopérants les principes de commune humanité et de commune socialité.</p>
<p><b>Considérations écologiques</b></p>
<p>L’Homme ne peut plus se considérer comme possesseur et maître de la Nature. Posant que loin de s’y opposer il en fait partie, il doit retrouver avec elle, au moins métaphoriquement, une relation de don/contredon. Pour laisser aux générations futures un patrimoine naturel préservé, il doit donc rendre à la Nature autant ou plus qu’il ne lui prend ou en reçoit.</p>
<p><b>Considérations économiques</b></p>
<p>Il n’y a pas de corrélation avérée entre richesse monétaire ou matérielle, d’une part, et bonheur ou bien-être, de l’autre. L’état écologique de la planète rend nécessaire de rechercher toutes les formes possibles d’une prospérité sans croissance. Il est nécessaire pour cela, dans une visée d’économie plurielle, d’instaurer un équilibre entre Marché, économie publique et économie de type associatif (sociale et solidaire), selon que les biens ou les services à produire sont individuels, collectifs ou communs.</p>
<p><b>Que faire ?</b></p>
<p>Il ne faut pas se dissimuler qu’il faudra pour réussir affronter des puissances énormes et redoutables, tant financières que matérielles, techniques, scientifiques ou intellectuelles autant que militaires ou criminelles. Contre ces puissances colossales et souvent invisibles ou illocalisables, les trois armes principales seront :</p>
<p>L’indignation ressentie face à la démesure et à la corruption, et la honte qu’il est nécessaire de faire ressentir à ceux qui directement ou indirectement, activement ou passivement, violent les principes de commune humanité et de commune socialité.<br />
Le sentiment d’appartenir à une communauté humaine mondiale.<br />
Bien au-delà des <i>« choix rationnels »</i> des uns et des autres, la mobilisation des affects et des passions.</p>
<p><b>Rupture et transition</b></p>
<p>Toute politique convivialiste concrète et appliquée devra nécessairement prendre en compte :</p>
<p>l’impératif de la justice et de la commune socialité, qui implique la résorption des inégalités vertigineuses qui ont explosé partout dans le monde entre les plus riches et le reste de la population depuis les années 1970.<br />
Le souci de donner vie aux territoires et aux localités, et donc de reterritorialiser et de relocaliser ce que la mondialisation a trop externalisé.<br />
L’absolue nécessité de préserver l’environnement et les ressources naturelles.<br />
L’obligation impérieuse de faire disparaître le chômage et d’offrir à chacun une fonction et un rôle reconnus dans des activités utiles à la société.</p>
<p>La traduction du convivialisme en réponses concrètes doit articuler, en situation, les réponses à l’urgence d’améliorer les conditions de vie des couches populaires, et celle de bâtir une alternative au mode d’existence actuel, si lourd de menaces multiples. Une alternative qui cessera de vouloir faire croire que la croissance économique à l’infini pourrait être encore la réponse à tous nos maux.</p>
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<p><i>Claude Alphandéry, Geneviève Ancel, Ana Maria Araujo (Uruguay), Claudine Attias-Donfut, Geneviève Azam, Akram Belkaïd (Algérie),Yann-Moulier-Boutang, Fabienne Brugère, Alain Caillé, Barbara Cassin, Philippe Chanial, Hervé Chaygneaud-Dupuy, Eve Chiappello, Denis Clerc, Ana M. Correa (Argentine), Thomas Coutrot, Jean-Pierre Dupuy, François Flahault, Francesco Fistetti (Italie),Anne-Marie Fixot, Jean-Baptiste de Foucauld, Christophe Fourel, François Fourquet, Philippe Frémeaux, Jean Gadrey,Vincent de Gaulejac, François Gauthier (Suisse),Sylvie Gendreau (Canada), Susan George (États-Unis), Christiane Girard (Brésil), François Gollain (Royaulme Uni), Roland Gori, Jean-Claude Guillebaud, Paulo Henrique MartinsBrésil), Dick Howard (États-Unis), Marc Humbert, Éva Illouz (Israël), Ahmet Insel (Turquie), Geneviève Jacques, Florence Jany-Catrice, Hervé Kempf, Elena Lasida, Serge Latouche, Jean-Louis Laville, Camille Laurens, Jacques Lecomte, Didier Livio, Gus Massiah, Dominique Méda, Margie Mendell (Canada), Pierre-Olivier Monteil, Jacqueline Morand, Edgar Morin, Chantal Mouffe (Royaume Uni), Osamu Nishitani (Japon), Alfredo Pena-Vega, Bernard Perret, Elena Pulcini (Italie), Ilana Silber (Israël), Roger Sue, Elvia Taracena (Mexique), Frédéric Vandenberghe (Brésil), Patrick Viveret, Zhe Ji (Chine).</i></p>
<p>&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;&#8230;..</p>
<p><b>Note</b></p>
<p>Ce texte est l’abrégé du <i>Manifeste convivialiste</i>, publié le 14 juin 2013 aux <a href="http://www.editionsbdl.com/convivialisme2.html" target="_blank">éditions Le Bord de l’eau</a> (40 p, 5 €). Les lecteurs qui se sentiront en accord avec les principes qu’il expose peuvent déclarer leur soutien à l’adresse internet suivante : <a href="http://lesconvivialistes.fr" target="_blank">http://lesconvivialistes.fr</a> ou <a href="https://www.facebook.com/LesConvivialistes" target="_blank">https://www.facebook.com/LesConvivialistes</a>.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Pourquoi nos inégalités polluent la planète (1/2)</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Éloi Laurent, économiste à l’OFCE,  est expert des questions de bien-être et de soutenabilité environnementale. Il enseigne à Sciences Po, Stanford University et au Collège des hautes études européennes. A l’automne 2013, il est chercheur invité au Centre d’études européennes de l’Université d’Harvard et professeur invité au Harvard College (Science de l’environnement et politique publique).</strong></em><br />
<em>www.terraeco.net/Pourquoi-nos-inegalites-polluent,50082.html</em></p>
<p>Tant que les questions écologiques ne seront pas systématiquement éclairées sous le jour des réalités sociales, elles demeureront de l’ordre de la politique étrangère pour la majorité des citoyens, soutient l’économiste Eloi Laurent.</p>
<h2>Comment nos inégalités polluent la planète</h2>
<p>S’il existe de nombreuses bonnes raisons de vouloir sauver nos démocraties de leur corruption par les inégalités, la raison écologique est peut-être la plus fondamentale.</p>
<p>Cet enjeu écologique de la crise contemporaine des inégalités peut d’abord être compris de manière micro-écologique. Du côté des riches, l’économiste et sociologue américain <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Thorstein_Veblen" target="_blank">Thorstein Veblen</a> (et sa « consommation ostentatoire ») nous apprend que le désir d’imitation des modes de vie des plus fortunés par la classe moyenne peut conduire à une épidémie culturelle de dégradations environnementales. Du côté des pauvres, <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Indira_Gandhi" target="_blank">Indira Gandhi</a>, seule chef d’Etat présente au <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Sommet_de_la_Terre" target="_blank">sommet fondateur de Stockholm</a> en 1972, nous enseigne que <i>« la pauvreté et le besoin sont les plus grands pollueurs</i><i> »</i> : la pauvreté conduit dans le monde en développement à des dégradations environnementales insoutenables mais rendues nécessaires par l’urgence sociale de survivre. Ces dégradations résultent d’un arbitrage perdant à moyen terme entre bien-être présent et futur : les ressources naturelles constituant de fait le véritable patrimoine de la majorité des habitants des pays pauvres, leur dégradation se traduira à terme par un appauvrissement des populations. L’éradication de la pauvreté est donc un objectif écologique à condition qu’elle ne soit pas considérée comme un simple rattrapage sur le mode de l’hyperconsommation mais qu’elle entre dans le cadre d’une redéfinition de la richesse et de ses indicateurs.</p>
<p>Il est encore plus intéressant de raisonner de manière macro-écologique, en considérant les effets dynamiques de la relation entre riches et pauvres et non seulement les comportements isolés des uns et des autres. Cinq mécanismes apparaissent alors.</p>
<h2>1) L’inégalité accroît inutilement un besoin de croissance économique potentiellement nuisible à l’environnement :</h2>
<p>Le raisonnement est ici intuitif : plus la création de richesses d’un pays est accaparée par un petit nombre, plus le reste de la population aura besoin de compenser cet accaparement par un surcroît de développement économique. Le besoin de croissance économique sera donc inutilement gonflé par l’inégalité. La situation des Etats-Unis au cours de la période la plus récente est à cet égard particulièrement frappante. Les données produites par les économistes Emmanuel Saez et Thomas Piketty pour la période 1993-2011 montrent qu’1% de la population américaine a accaparé 70% de la croissance économique. Une meilleure répartition des revenus aurait permis de diminuer la croissance totale nécessaire à la satisfaction des besoins de l’immense majorité des Américains, alors même que cette croissance n’est pas aujourd’hui, c’est un euphémisme, orientée vers l’économie verte (susceptible de minimiser les dégradations environnementales engendrées par le développement humain).</p>
<h2>
2) L’inégalité accroît l’irresponsabilité écologique des plus riches au sein de chaque pays et entre eux :</h2>
<p>L’inégalité, en accroissant l’écart de revenu et de pouvoir entre les habitants d’une même société ou de deux pays différents, aggrave l’incitation à l’externalisation des coûts propres au capitalisme, au niveau national comme international. Parce que l’écart entre les riches et les pauvres s’accroît, il est plus facile de transférer les dommages environnementaux des riches (individus et pays) vers les plus pauvres. L’inégalité de revenu et de pouvoir agit alors comme une « dés-incitation » à la responsabilité écologique ou, si l’on préfère, comme un accélérateur d’irresponsabilité écologique.</p>
<p>Prenons l’exemple concret d’une entreprise confrontée à un choix de production : elle peut d’un côté vouloir réduire l’impact écologiquement nuisible de sa production ou de l’autre vouloir minimiser le coût économique de la compensation du dommage qu’elle causera. L’inégalité de revenu et de pouvoir agira doublement pour inciter l’entreprise à localiser sa production dans une zone socialement défavorisée, où les habitants disposent de faibles revenus et de faibles capacités de mobilisation : d’une part, parce que la disposition à payer pour la qualité environnementale y sera faible (la compensation d’un éventuel préjudice écologique sera également minime) ; d’autre part, parce que le risque d’une action collective qui pourrait s’opposer à cette production dommageable sera limité par la faible puissance politique des habitants. Le raisonnement vaut au plan international et constitue l’arrière-plan de nombreux épisodes catastrophiques tragiquement humains, qu’il s’agisse du <a href="http://www.monde-diplomatique.fr/2004/12/BAILLY/11723" target="_blank">désastre chimique de Bhopal</a>, en Inde en décembre 1984 ou de la pollution du Delta du Niger aujourd’hui.</p>
<h2>3) L’inégalité, qui affecte la santé des individus, amoindrit la résilience social-écologique des sociétés et affaiblit leurs capacités collectives d’adaptation :</h2>
<p>De nombreux travaux de recherche confirment aujourd’hui l’impact néfaste des inégalités sur la santé physique et mentale des régions et des nations (voir notamment les travaux britanniques pionniers de <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Richard_G._Wilkinson" target="_blank">Richard Wilkinson</a> et <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Michael_Marmot" target="_blank">Michael Marmot</a> et la recherche contemporaine sur les « inégalités sociales de santé »).</p>
<p>La notion de résilience, aujourd’hui très répandue dans les travaux scientifiques de différentes disciplines et dans le débat public, désigne au sens large la capacité d’un système à tolérer un choc et revenir à l’équilibre après celui-ci sans changer de nature. La vulnérabilité aux désastres dits « naturels » ou aux crises écologiques au sens large, est souvent décrite comme la résultante de l’exposition au choc et de la sensibilité à celui-ci, ces deux éléments constituant l’impact potentiel du désastre sur un individu ou une collectivité. Il faut ensuite soustraire de cet effet potentiel la capacité d’adaptation et la résilience pour avoir une idée de l’impact final du choc écologique sur les populations. Sur chaque terme de cette équation (exposition, sensibilité, résilience, adaptation), l’inégalité de revenu et de pouvoir produit un effet négatif. Les inégalités conduisent en somme à un décuplement des dommages sociaux engendrés par les chocs écologiques.</p>
<h2>4) L’inégalité entrave les capacités d’action collective susceptibles de préserver les ressources naturelles :</h2>
<p>Selon la « logique de l’action collective » (le cadre théorique formulé par l’économiste <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mancur_Olson" target="_blank">Mancur Olson</a>), un petit groupe d’individus riches, convaincus qu’ils seront ceux qui en tireront le plus grand profit, serait prêt à assumer le coût élevé de politiques environnementales ambitieuses. Les plus riches ont en effet pour eux, sur le plan logistique, l’avantage du petit nombre. Un groupe plus large, dont les revenus seraient plus hétérogènes, ne saurait, dans la perspective d’Olson, trouver les moyens de s’organiser efficacement pour protéger l’environnement.</p>
<p>Ce modèle, qui pourrait laisser penser que l’inégalité est favorable à la préservation des ressources naturelles, a pourtant été doublement démenti, de façon très convaincante. De nombreuses études montrent d’une part que l’inégalité est dans les faits défavorables à une gestion soutenable des ressources communes, en désorganisant et en démobilisant les communautés humaines. Les travaux d’<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Elinor_Ostrom" target="_blank">Elinor Ostrom</a> ont par ailleurs montré que les bonnes institutions, qui permettent aux communautés de préserver à long terme les ressources naturelles essentielles à leur développement, sont, au contraire de ce que la logique de l’action collective pourrait laisser croire, fondées sur des principes de justice et de réciprocité.</p>
<h2>5) L’inégalité réduit la sensibilité des plus modestes aux enjeux environnementaux et la possibilité de compenser les éventuels effets régressifs des politiques environnementales :</h2>
<p>Plus les inégalités de revenu sont importantes et moins il est aisé de sensibiliser les individus les plus défavorisés aux enjeux écologiques, enjeux qui supposent de projeter son bien-être dans le temps et de s’abstraire en partie des difficultés du présent. Dans une société où la pauvreté et la précarité s’accroissent, la sensibilité environnementale décline&#8230; naturellement.</p>
<p>Ce problème de l’acceptabilité politique est encore renforcé par la contrainte budgétaire publique. Car l’inégalité rend également plus complexe, voire impossible, la mise en œuvre de mécanismes de compensation efficaces pour contrer les éventuels effets régressifs de certaines politiques environnementales (la taxation du carbone par exemple). Plus la pauvreté et la précarité s’accroissent et plus la compensation sociale des politiques environnementales s’avèrera coûteuse.</p>
<h2>Des inégalités environnementales aux inégalités sociales : le cycle de l’injustice</h2>
<p>Si les inégalités de revenu et de pouvoir contribuent puissamment à nos crises écologiques, elles s’incarnent aussi dans la montée en puissance des inégalités environnementales. Ces dernières sont multiples, on se concentrera ici sur deux de leurs dimensions : l’inégalité face aux désastres dits « naturels » et l’inégalité face aux nuisances et aux pollutions. L’inégalité sociale devant des catastrophes non pas « naturelles » mais social-écologiques – dès lors que, de plus en plus, leurs causes et leur impact sont déterminés par les sociétés humaines – est bien documentée : la canicule ayant frappé Chicago en 1995, la canicule de 2003 en France et en Europe ou encore l’ouragan Katrina en 2005 furent autant de révélateurs et de catalyseurs de l’inégalité sociale.</p>
<p>L’inégalité humaine n’est pas moins grande face aux nuisances et aux pollutions quotidiennes de l’environnement. C’est d’abord vrai au plan mondial, les études de l’OMS montrant que l’environnement affecte de manière significative plus de 80% des principales maladies et déterminent notamment les facteurs déclencheurs des maladies chroniques, qui représentent désormais près des deux tiers des décès annuels sur la planète. Le médecin et chercheur à Harvard Paul Farmer montre dans ses très nombreux travaux comment de nombreuses maladies sont, dans le monde en développement, des <i>« symptômes biologiques de lignes de fracture sociales »</i>. C’est ensuite vrai en Europe, où la commission Marmot – de l’Organisation mondiale de la santé – a établi en 2010 qu’un écart de dix ans dans l’espérance de vie pouvait séparer les habitants des quartiers les plus favorisés des quartiers les plus défavorisés au Royaume-Uni. C’est enfin vrai en France, où deux types de résultats commencent à être articulés et soumis à l’attention des responsables politiques : le lien entre pollutions et mortalité et morbidité (<a href="http://www.google.fr/url?sa=t&amp;rct=j&amp;q=&amp;esrc=s&amp;source=web&amp;cd=1&amp;ved=0CDYQFjAA&amp;url=http%3A%2F%2Fwww.invs.sante.fr%2Fcontent%2Fdownload%2F55035%2F228129%2Fversion%2F7%2Ffile%2Fbeh_1_2_2013.pdf&amp;ei=koe1UdvzEerw0gWmm4DQBA&amp;usg=AFQjCNHIEN8_2dr8tAoLbkJSIYVeKaw4kA&amp;sig2=0sqJ7-F73WrW2m6i_gyeOg&amp;bvm=bv.47534661,d.d2k" target="_blank">voir sur ce point les travaux de l’Institut national de veille sanitaire</a>) et le lien entre exposition aux pollutions et indicateurs de défaveur sociale (voir les <a href="http://www.ineris.fr/centredoc/caudeville_resume_tz_jdd_2010.pdf" target="_blank">travaux de Julien Caudeville à l’Ineris</a> et les résultats du projet <a href="http://www.equitarea.org" target="_blank">Equit’Aréa</a>).</p>
<p>La combinaison dynamique des dimensions sociale et environnementale de l’inégalité donne le vertige. Les travaux sur les effets de la pollution atmosphérique dans la région de Los Angeles donnent à voir le lien entre exposition aux pollutions et résultats scolaires, via les maladies respiratoires qui se développent chez les enfants (l’asthme en particulier). Plus vertigineux encore, les résultats obtenus par la chercheuse de Princeton Janet Currie, qui propose une théorie de la perpétuation social-écologique de la pauvreté : les enfants issus de familles défavorisées (appartenant souvent, aux Etats-Unis, aux minorités ethniques) ont de fortes chances de naître en mauvaise santé du fait de l’environnement malsain dans lequel la grossesse de leur mère se sera déroulée, cette faiblesse sanitaire infantile se traduisant par des scolarités heurtées et des parcours professionnels difficiles. L’injustice se perpétue alors en cycle, d’inégalités environnementales en inégalités sociales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>(suite et fin le 21/06/2013)</b></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>LGV : Se mobiliser encore !</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Jun 2013 17:27:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>barth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Coordination anti-LGV]]></category>

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		<description><![CDATA[TOUTES et TOUS A SAINT PÉE SUR NIVELLE LE DIMANCHE 23 juin 2013. POUR UN PIQUE-NIQUE Dans une ambiance festive et musicale Un an après revenons sur les lieux où nous avons fait serment de nous opposer à ce projet. Montrons à tous que nous sommes toujours déterminés et mobilisés ! Alors que la Commission Mobilité &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.bizimugi.eu/fr/lgv-se-mobiliser-encore/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: center;"><strong>TOUTES et TOUS A SAINT PÉE SUR NIVELLE</strong></h2>
<p style="text-align: center;"><strong>LE DIMANCHE 23 juin 2013.</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>POUR UN PIQUE-NIQUE</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>Dans une ambiance festive et musicale</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/banderole-jeunes-contre-la-LGV.jpeg" rel="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-10843" alt="Jeunes contre la LGV" src="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/banderole-jeunes-contre-la-LGV-500x332.jpeg" width="500" height="332" /></a></p>
<div>
<p><strong>Un an après revenons sur les lieux où nous avons fait serment de nous opposer à ce projet.</strong></p>
<p><strong></strong><strong>Montrons à tous que nous sommes toujours déterminés et mobilisés !</strong></p>
</div>
<p>Alors que la Commission Mobilité 21 rend son verdict sur la construction des LGV.</p>
<p>Alors que les rapports Bianco et Auxiette concluent que <em>« la très grande vitesse reste un marché de niche et que la principale activité du  ferroviaire reste liée au fonctionnement du réseau classique »</em> et <em>« qu’en termes d’investissements, une priorité absolue doit être donnée à la rénovation du réseau existant »</em></p>
<div>
<p>RFF, l’Etat et la Région nous imposent une enquête d’utilité publique pour un projet qui ne verra peut-être jamais le jour ou alors dans 25ans…</p>
<p><strong>REAGISSONS, CETTE ENQUÊTE EST D’ORES ET DEJA DISQUALIFIEE !</strong></p>
</div>
<p><strong> </strong><strong>En pratique </strong>:</p>
<p>Deux départs sont prévus à 10h30, à partir d’Ahetze et de la vieille route de St Pée à St Jean de Luz. Les lieux de regroupement seront fléchés</p>
<p>Comment s’y rendre ?</p>
<p>■ De St Jean de Luz, Ascain, direction St Pée sur Nivelle. Prendre sur la gauche la vieille route St Pée- St Jean de Luz (une banderole signalera le carrefour). Continuer vers St Jean de Luz jusqu’à une banderole (à hauteur du passage du gazoduc). Vous pourrez garer votre voiture sur la droite dans un champ.</p>
<p>■ A Ahetze le rendez-vous est fixé comme la fois précédente à la ferme Larre Ondoa,  2161 chemin Ostalapea</p>
<p><em>A l’appel du Collectif des Associations de Défense de l’Environnement (CADE), ADIRH, Non aux voies nouvelles LGV, ACE Hendaye, Ahetze, Arbonne, Arcangues-Bassussarry Vie et patrimoine,</em> <em>Collectif Ascain LGV ni ici ni ailleurs</em><em>, AHTri Ez Senpere, ATTAC Landes, ATTAC Pays Basque, Biriatou, Comité de défense de la D22, LAB, Mouguerre Cadre de Vie, Nivelle-Bidassoa, Saint-Pierre d’Irube Cadre de Vie, Association Riverains du Seignanx, Sepanso, Collectif des barthes Tarnos, Biarritz pour les voies existantes, Ustaritz Défendre l’Environnement, Villefranque Cadre de Vie, ACCRiL, Ortzadar, Les Amis de la Terre, BIZI !.</em></p>
<p><a href="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/Sticker-Lgv-3.jpg" rel="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-10846" alt="Sticker Lgv 3" src="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/Sticker-Lgv-3-500x350.jpg" width="500" height="350" /></a></p>
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		<title>Vendredi 21 juin Fête de la musique au Patxoki !</title>
		<link>http://www.bizimugi.eu/fr/vendredi-21-juin-fete-de-la-musique-au-patxoki/</link>
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		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 14:19:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>elise</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>

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		<description><![CDATA[A partir de 19h : Chants basque avec la txaranga EZPELA, venez chanter !
A partir de 21h : CONCERTS
- Ozke (rock - Soule)
- Sfumato (rock shoegaze - Bayonne)
- Madeleine (post rock - Saint Sébastien/Donosti)
- DJ G-TURN et DJ DOC DO WOBBLE pour finir en beauté !]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>A partir de 19h : <strong>Chants basque avec la txaranga EZPELA</strong>, venez chanter !<br />
A partir de 21h : <strong>CONCERTS</strong><br />
- <strong>Ozke</strong> (rock &#8211; Soule)<br />
- <strong>Sfumato</strong> (rock shoegaze &#8211; Bayonne)<br />
- <strong>Madeleine</strong> (post rock &#8211; Saint Sébastien/Donosti)<br />
- <strong>DJ G-TURN</strong> et <strong>DJ DOC DO WOBBLE</strong> pour finir en beauté !<a href="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/559565_3675803534887_1268911928_33581144_821140471_n.jpg" rel="lightbox"><img class="aligncenter size-large wp-image-10852" alt="559565_3675803534887_1268911928_33581144_821140471_n" src="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/559565_3675803534887_1268911928_33581144_821140471_n-500x333.jpg" width="500" height="333" /></a></p>
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		<title>Enregistrement radio basque #10</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 16:40:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>barth</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Emission Bizirik]]></category>

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		<description><![CDATA[Maialen Elosegi Europie Festi-Forum-eko kidearekin agorrilan Okzitaniako Tolosan iraganen den Europie ekitaldiaren berri ukanen dugu.]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Maialen Elosegi Europie Festi-Forum-eko kidearekin agorrilan Okzitaniako Tolosan iraganen den Europie ekitaldiaren berri ukanen dugu.</strong><br />
<a href="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/10-Bizirik-2013-06-17.mp3.mp3">Télécharger fichier audio (10-Bizirik-2013-06-17.mp3.mp3)</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Ordre du jour de la coordination de Bizi ! du mercredi 12 juin</title>
		<link>http://www.bizimugi.eu/fr/ordre-du-jour-de-la-coordination-de-bizi-du-mercredi-12-juin/</link>
		<comments>http://www.bizimugi.eu/fr/ordre-du-jour-de-la-coordination-de-bizi-du-mercredi-12-juin/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 08:02:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>elise</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Coordination Bizi!]]></category>

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		<description><![CDATA[Coordination Bizi ! de 19h à 21h. Ouverte à toutes et à tous ! Au 20 rue des Cordeliers (rez-de-chaussée) dans le Petit Bayonne Attention ! Les réunions Bizi commencent à l’heure et finissent à l’heure ! 1) Campagne de Biarritz (15 mn) : 19H00/19H15 - Action du 5 juin : bilan et suites - &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.bizimugi.eu/fr/ordre-du-jour-de-la-coordination-de-bizi-du-mercredi-12-juin/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong><span style="color: #008000;">Coordination Bizi !</span></strong><br />
<strong>de 19h à 21h.</strong><br />
<strong><span style="color: #ff0000;">Ouverte à toutes et à tous !</span></strong><br />
<strong>Au 20 rue des Cordeliers (rez-de-chaussée) dans le Petit Bayonne</strong><br />
<strong><span style="color: #008000;">Attention ! Les réunions Bizi commencent à l’heure et finissent à l’heure !</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #088047;">1) Campagne de Biarritz (15 mn) :</span></strong><br />
<b> </b><b>19H00/19H15</b><br />
- Action du 5 juin : bilan et suites<br />
- Opposition au label Agenda 21 local, nouveaux courriers au ministère</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/Biarritz-Mazagran.jpg" rel="lightbox"><img class="aligncenter  wp-image-10831" alt="Biarritz Mazagran" src="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/Biarritz-Mazagran-500x635.jpg" width="300" height="381" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #088047;">2) Alternatives municipales (15 mn) :</span></strong><br />
<b> </b><b> 19H15/19H30</b><br />
- Diffusion de la boite à outils, tracts<br />
- 5 ou 6 mesures phares</p>
<p><strong><span style="color: #088047;">3) Compte-rendu réunions Paris (30 mn) :</span></strong><br />
<b> </b><b>19H30/20H00</b><br />
- RAC, Amis de la Terre, rapport GIEC, 350.org, FNH, Confédération Syndicale Internationale, réunion stratégie climat 22 juin</p>
<p><strong><span style="color: #088047;">4) Alternatiba, le Village des alternatives (30 mn) :</span></strong><br />
<b> </b><b>20H00/ 20H30</b><br />
- Etat d&rsquo;avancement du projet : réunion des différentes commissions espaces thématiques<br />
- Alter-Itzulia à la mi-septembre : tour en vélo d&rsquo;Iruñea à Bayonne</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/AlterSummit-Grece.jpg" rel="lightbox"><img class="aligncenter  wp-image-10832" alt="AlterSummit Grece" src="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/AlterSummit-Grece-500x375.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #088047;">5) Fêtes de Bayonne (15 mn) :</span></strong><br />
<b> </b><b> 20H30/ 20H45</b></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/Le-Patxoki-à-midi-et-demie-all.jpg" rel="lightbox"><img class="aligncenter  wp-image-10830" alt="Le Patxoki à midi et demie all" src="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/Le-Patxoki-à-midi-et-demie-all-500x375.jpg" width="300" height="225" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #088047;">6) LGV (15 mn) :</span></strong><br />
<b> </b><b> 20H45/21H00</b><br />
- commission Mobilité 21, actions contre les procédures d&rsquo;expropriation, action des 494, marche sur Saint Pée sur Nivelle, enquête publique<b> </b></p>
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		<title>Vidéo : Bizi crée un contresens cyclable à Biarritz</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 07:36:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>barth</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Action]]></category>
		<category><![CDATA[Alternatives au tout-routier]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[Bizi crée un contresens cyclable à Biarritz (Vidéo de BABinfo)]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/x10m5qg" width="710" height="399" frameborder="0"></iframe></p>
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		<title>Vidéo de l&#8217;inauguration du premier aménagement cyclable de Biarritz</title>
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		<pubDate>Sat, 08 Jun 2013 07:20:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yannick</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>
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		<category><![CDATA[Vidéos]]></category>

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		<description><![CDATA[110 activistes inaugurent le premier aménagement cyclable de Biarritz (Vidéo de Pixso)]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><iframe width="710" height="399" src="http://www.youtube.com/embed/g-Nhdnctx3c?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Articles du Vendredi : Sélection du 7 juin 2013 !</title>
		<link>http://www.bizimugi.eu/fr/articles-du-vendredi-selection-du-7-juin-2013/</link>
		<comments>http://www.bizimugi.eu/fr/articles-du-vendredi-selection-du-7-juin-2013/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 15:20:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>xabier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles du vendredi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bizimugi.eu/fr/?p=10790</guid>
		<description><![CDATA[Il fera 4 °C de plus en 2100 si rien n&#8217;est fait contre le CO2 AFP www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/04/il-fera-4-c-de-plus-en-2100-si-rien-n-est-fait-contre-le-co2_3423875_3244.html L&#8217;Assemblée résolue en faveur d&#8217;une fiscalité écologique Stéphanie Senet www.journaldelenvironnement.net/article/l-assemblee-resolue-en-faveur-d-une-fiscalite-ecologique,34958?xtor=EPR-9 Mobilisation nationale pour la collecte sélective des biodéchets Stéphanie Senet www.journaldelenvironnement.net/article/mobilisation-nationale-pour-la-collecte-selective-des-biodechets,34938?xtor=EPR-9 L’uranium a disparu des documents officiels‏ ! Bernard Laponche (Mediapart) www.reporterre.net/spip.php?article4280 Il fera 4 °C de plus &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.bizimugi.eu/fr/articles-du-vendredi-selection-du-7-juin-2013/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Il fera 4 °C de plus en 2100 si rien n&rsquo;est fait contre le CO2</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>AFP</strong></em><br />
<em>www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/04/il-fera-4-c-de-plus-en-2100-si-rien-n-est-fait-contre-le-co2_3423875_3244.html</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">L&rsquo;Assemblée résolue en faveur d&rsquo;une fiscalité écologique</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Stéphanie Senet </strong></em><br />
<em>www.journaldelenvironnement.net/article/l-assemblee-resolue-en-faveur-d-une-fiscalite-ecologique,34958?xtor=EPR-9</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Mobilisation nationale pour la collecte sélective des biodéchets  </span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Stéphanie Senet </strong></em><br />
<em>www.journaldelenvironnement.net/article/mobilisation-nationale-pour-la-collecte-selective-des-biodechets,34938?xtor=EPR-9</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">L’uranium a disparu des documents officiels‏ !</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Bernard Laponche (Mediapart) </strong></em><br />
<em>www.reporterre.net/spip.php?article4280</em></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span id="more-10790"></span></h2>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Il fera 4 °C de plus en 2100 si rien n&rsquo;est fait contre le CO2</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>AFP</strong></em><br />
<em>www.lemonde.fr/planete/article/2013/06/04/il-fera-4-c-de-plus-en-2100-si-rien-n-est-fait-contre-le-co2_3423875_3244.html</em></p>
<p>Le climat de la France pourrait se réchauffer de 3,8 °C d&rsquo;ici la fin du XXI<sup>e</sup> siècle, par rapport à la température actuelle, si l&rsquo;augmentation des émissions de gaz à effet de serre (GES) se poursuit au rythme actuel, <a href="http://www2.cnrs.fr/presse/communique/3113.htm" target="_blank">selon une étude rendue publique lundi par le CNRS.</a></p>
<p>A l&rsquo;échelle globale, seul un scénario comprenant des <em>&laquo;&nbsp;mesures très agressives&nbsp;&raquo;</em> pour réduire les émissions de CO<sub>2</sub> permettrait de limiter la hausse de la température moyenne à 2 °C, la cible visée par les négociations internationales sur le climat, selon les chercheurs du laboratoire Sciences de l&rsquo;univers au Cerfacs (Centre européen de recherche et de formation avancée en calcul scientifique).</p>
<p><strong>2 À 3 % D&rsquo;AUGMENTATION PAR AN D&rsquo;ÉMISSIONS DE CO<sub>2</sub></strong></p>
<p>L&rsquo;étude, parue dans la revue <em>Comptes rendus Geoscience</em>, a consisté à évaluer les changements climatiques possibles en France à partir des données provenant de 25 modèles numériques internationaux. <em>&laquo;&nbsp;Selon le scénario le plus sévère, le réchauffement, par rapport au climat présent, serait de 3,8 °C en moyenne annuelle à la fin du XXI<sup>e</sup> siècle, et plus fort en été (5,3 °C) qu&rsquo;en hiver (3 °C). Dans un futur proche (sur la période 2020-2049), il serait de 1,4 °C (1,9 °C en été et 1,1 °C en hiver)&nbsp;&raquo;</em>, indique le CNRS dans un communiqué.</p>
<p>Cette nouvelle évaluation est <em>&laquo;&nbsp;plutôt une confirmation&nbsp;&raquo;</em> de simulations précédentes et équivaudrait, en y ajoutant la hausse de 0,7 °C déjà acquise, à une augmentation de 4,5 °C en France par rapport à l&rsquo;époque préindustrielle, a indiqué Laurent Terray, chercheur au Cerfacs. Ce scénario <em>&laquo;&nbsp;le plus sévère&nbsp;&raquo;</em> est <em>&laquo;&nbsp;grosso modo un scénario qui dit : on continue à émettre au même rythme qu&rsquo;actuellement, c&rsquo;est-à-dire 2 à 3 % d&rsquo;augmentation par an d&rsquo;émissions de CO<sub>2</sub>&laquo;&nbsp;</em>, explique-t-il. Des mesures contre le CO<sub>2</sub> permettraient de contenir ce réchauffement à 1,9 °C à la fin du siècle par rapport à aujourd&rsquo;hui, voire 1,2 °C selon d&rsquo;autres scénarios testés par les chercheurs.</p>
<p><strong>LE SEUIL D&rsquo;UN RÉCHAUFFEMENT DE 2 °C ATTEINT DÈS 2035 ?</strong></p>
<p>L&rsquo;étude, en comparant différents modèles, visait notamment à mieux identifier les nombreuses incertitudes liées aux projections climatiques. Pour les précipitations, où les incertitudes sont plus grandes encore que pour la température, l&rsquo;étude montre <em>&laquo;&nbsp;une diminution significative des précipitations en été, en particulier sur le sud de la France, et une faible augmentation en hiver, principalement pour le nord du territoire français&nbsp;&raquo;</em>, selon le CNRS.</p>
<p>En parallèle, les chercheurs ont cherché à dater, à l&rsquo;échelle de la planète, quand pourrait être atteint le seuil d&rsquo;un réchauffement de 2 °C (par rapport à l&rsquo;époque préindustrielle), retenu par la science pour éviter les conséquences les plus graves du réchauffement. Cela pourrait se produire, selon eux, dès 2035 à 2040 pour le scénario le plus sévère et entre 2040 et 2050 dans un scénario plus modéré.</p>
<p><em>&laquo;&nbsp;Le scénario le plus agressif&nbsp;&raquo;</em> contre le CO<sub>2</sub> est <em>&laquo;&nbsp;le seul avec lequel on a une bonne probabilité de rester sous les 2 °C&nbsp;&raquo;</em>, affirme Laurent Terray. Un scénario qui correspondrait, selon lui, à <em>&laquo;&nbsp;une réduction des émissions très forte mais aussi à des mesures de captation et de séquestration du carbone importantes et un bouquet énergétique différent&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p><b><br clear="all" /> </b></p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">L&rsquo;Assemblée résolue en faveur d&rsquo;une fiscalité écologique</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Stéphanie Senet </strong></em><br />
<em>www.journaldelenvironnement.net/article/l-assemblee-resolue-en-faveur-d-une-fiscalite-ecologique,34958?xtor=EPR-9</em></p>
<p><strong>Les députés ont adopté, ce 4 juin, <a href="http://www.assemblee-nationale.fr/14/propositions/pion0908.asp">une résolution</a> <i>«en faveur de la fiscalité écologique au cœur d’un développement soutenable»,</i> soutenue par les groupes socialiste et écologiste et largement inspirée des travaux du Comité pour la fiscalité écologique.</strong></p>
<p>Son fondement est de <em>«tarifer l’usage et la dégradation des ressources naturelles»</em> afin d’inciter les acteurs économiques à adopter des comportements plus respectueux de l’environnement. Au passage, le texte rappelle à François Hollande ses engagements. Lors de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre dernier, le président n’avait-il pas déclaré souhaiter «<em>une fiscalité qui taxe moins le travail mais plus les pollutions ou les atteintes à la nature, dissuade les mauvais comportements et accélère les mutations</em>»?</p>
<p>Alors que le produit des taxes environnementales reste très faible en France par rapport à la moyenne européenne (4,4% du PIB contre 6,2% dans l’UE), les députés pressent le gouvernement d’agir dès la loi de finances 2014.</p>
<p>Anticipant les craintes d’atteinte à la compétitivité française ou de taxation accrue des ménages, la résolution avance deux exemples. La Suède, notent les députés, a réduit ses émissions de gaz à effet de serre de près de 20% entre 1990 et 2009 grâce à une taxe carbone introduite en 1991 (qui s’élève à 114 euros la tonne en 2011). Dans le même temps, son PIB s’est accru de 50%. En taxant le pétrole, la Danemark a trouvé une source de financement pour les travaux d’isolation des bâtiments et la filière éolienne, devenue le premier employeur du pays et qui exporte aujourd’hui des équipements dans le monde entier.</p>
<p>Au final, les parlementaires donnent priorité au réexamen des mesures fiscales défavorables à l’environnement, qui permettrait de dégager 20 Md€ par an selon la Cour des comptes, notamment grâce à la fiscalité sur les carburants, et en réduisant l’écart actuel de 18 centimes qui sépare les fiscalités de l’essence et du diesel.</p>
<p>Deuxième piste: la contribution climat-énergie, à étendre à l’ensemble de l’économie, avec un démarrage à 32 €/t, pour atteindre 100 €/t en 2030. Comme le préconisait en son temps la commission Rocard. La résolution ajoute que des mesures d’accompagnement aux ménages et aux entreprises devront être prévues (allocation forfaitaire, crédit d’impôt, aides à l’investissement économisant l’énergie). Plus généralement, les députés ont voté en faveur d’une généralisation des taxes sur les consommations d’énergie, afin d’éviter le report des énergies fossiles sur l’énergie électrique, et en faveur d’une suppression des mesures fiscales destructrices de biodiversité. La fiscalité de l’eau et de la consommation d’espaces n’est pas suffisamment incitative selon eux.</p>
<p>Dans un communiqué commun, plusieurs ONG –dont France Nature Environnement, le réseau Action Climat, la Fondation Nicolas Hulot, Les Amis de la terre, le Centre national d&rsquo;information indépendante sur les déchets (Cniid), le WWF- ont salué le texte adopté dans l’après-midi, demandant au gouvernement <em>«d’entendre les députés et d’agir avec volontarisme dès 2014». </em>Elles demandent le début du rattrapage entre l’écart de taux de TICPE entre gazole et essence, l’introduction d’une contribution climat-énergie assortie d’un taux progressif dans le temps, les premières réformes fiscales en faveur de la biodiversité et la suppression des dérogations dommageables à l’environnement, à commencer par celle sur le kérosène. On pourrait ajouter la hausse de la TGAP sur l’incinération et la mise en décharge…</p>
<p>Selon Claude Bascompte, président des Amis de la terre Paris et membre du Comité de la fiscalité écologique (CFE), la résolution de l’Assemblée nationale est largement inspirée de la position de Christian de Perthuis, qui préside le CFE depuis le 18 décembre dernier. <em>«La proposition du CFE sera votée le 13 juin prochain, mais une réunion préparatoire, organisée ce 4 juin, a étudié la création d’une contribution climat-énergie, et envisagé une convergence entre les fiscalités de l’essence et du diesel à l’horizon 2020.»</em></p>
<p>Selon lui, ces mesures ouvrent le champ du possible mais restent confinées autour d’un compromis mou. <em>«Selon les 4 scénarios proposés par Bercy, on envisage au mieux une taxe carbone à 20 €/t, touchant aussi les secteurs soumis au système de quotas européen ETS, au pire à 7 €/t en excluant ces secteurs»</em>, explique-t-il. <em>«Quant à la convergence entre les fiscalités du diesel et de l’essence, elle ne démarrerait pas avant 2015, pour aboutir en 2020 seulement, ce qui est très insuffisant.»</em> Avec de telles mesures, la France restera loin de l’exemple suédois.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">Mobilisation nationale pour la collecte sélective des biodéchets  </span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Stéphanie Senet </strong></em><br />
<em>www.journaldelenvironnement.net/article/mobilisation-nationale-pour-la-collecte-selective-des-biodechets,34938?xtor=EPR-9</em></p>
<p><strong>A l’initiative du Centre national d’information indépendante sur les déchets (Cniid), plusieurs associations lanceront un appel, demain 4 juin, auprès des responsables politiques pour qu’ils développent les collectes sélectives de biodéchets en France. </strong></p>
<p>3% de la population: tel est le poids (plume) de la collecte sélective des biodéchets made in France. Seulement 2,2 millions d’habitants ont le privilège de détenir une poubelle spécifique pour leurs déchets alimentaires (1). Une situation très marginale en France, due au seul bon vouloir de la collectivité responsable de la gestion des déchets (la municipalité, l’intercommunalité ou le syndicat). Ceux-ci –un peu moins d’une centaine- ont permis de valoriser 205.000 tonnes de déchets putrescibles l’an dernier, majoritairement par la production de compost (56 kilogrammes par habitant et par an selon la Fédération nationale des activités de la dépollution et de l’environnement ou Fnade).</p>
<p>Il faut ajouter à ces collectes les milliers d’initiatives de compostage partagé qui ont fleuri dans les écoles, les cours d’immeubles, les associations, etc. Aucune donnée chiffrée ne les comptabilise aujourd’hui, mais le nouveau site internet lancé par le Cniid (jeveuxmonbacbio.org) a pour mission de les recenser, afin qu’elles poursuivent leur essor.</p>
<p>Au bout du compte, ce ne reste qu’une goutte d’eau par rapport à l’Allemagne dont 50% de la population est équipée d’un collecteur de biodéchets <a href="http://www.journaldelenvironnement.net/article/la-fnade-demande-une-strategie-nationale-sur-les-biodechets,29595">(voir JDLE)</a>. Une goutte d’eau également par rapport aux 16,5 Mt de résidus compostables produits chaque année en France, selon les chiffres de la Fnade, et qui sont majoritairement incinérés (70 kg/hab/an) puis stockés (44 kg/hab/an). Infime, la méthanisation ne concerne qu’1% des biodéchets.</p>
<p><i>«Parmi les freins au développement de la collecte séparée des biodéchets, on observe avant tout le désarroi des collectivités. Elles hésitent à adopter le tri mécano-biologique, un investissement lourd, sur 25 ans, alors que les critiques s’accumulent et que la réglementation européenne à venir sur la sortie du statut de déchet devrait exclure les composts qui en sont issus. Mais elles ne sont pas convaincues d’investir pour autant dans la collecte sélective car elles craignent des coûts importants»,</i> analyse Laura Caniot, chargée de mission Prévention au Cniid. Pourtant, l’association a observé que la mise en place d’une collecte sélective de biodéchets améliore la qualité du tri des autres déchets et, au final, réduit le coût global de leur traitement.</p>
<p>D’autres études récentes confirment le bien-fondé de l’opération. En mars dernier, l’agence européenne de l’environnement notait que l’interdiction d’enfouir des déchets biodégradables et la mise en place de collectes sélectives de biodéchets augmentaient globalement les taux de recyclage et réduisaient la mise en décharge <a href="http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-europe-est-encore-loin-de-la-societe-du-recyclage,33722">(voir JDLE)</a>. Même constat de la Cour des comptes européenne le 31 janvier dernier: la création d’une collecte séparée allège plus globalement la production de déchets municipaux <a href="http://www.journaldelenvironnement.net/article/l-argent-des-dechets-mal-gere-selon-la-cour-des-comptes-europeenne,32907">(voir JDLE)</a>.</p>
<p>Lancée demain, la campagne du Cniid est soutenue par Agir pour l’environnement, Les Amis de la terre France, l’Appel de la Jeunesse, le Comité de liaison des énergies renouvelables (Cler), la Fondation France Libertés, France Nature Environnement, Générations futures, le réseau Action-climat France, le réseau Compost citoyen, et le réseau Environnement-santé.</p>
<p>Déclinée en deux supports principaux –un site internet et une pétition-, elle s’adresse principalement aux autorités municipales, qui ont la compétence de mettre en place une collecte sélective, ainsi qu’au gouvernement, qui planche sur une future loi-cadre sur les déchets pour l’automne. Gageons que les prochaines élections municipales, en 2014, offriront un espace de choix à cette question.</p>
<p>(1) la définition des biodéchets peut varier selon les organismes. Il s’agit ici des déchets alimentaires, y compris carnés. Les déchets verts, ou de jardin, ne sont pas visés.</p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #008000;">L’uranium a disparu des documents officiels‏ !</span></h2>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Bernard Laponche (Mediapart) </strong></em><br />
<em>www.reporterre.net/spip.php?article4280</em></p>
<p>Depuis près d’un demi-siècle, le fer de lance de la politique énergétique de la France est la production d’électricité d’origine nucléaire : dix-neuf centrales équipées de cinquante-huit réacteurs nucléaires assurent 75% de la production d’électricité du pays.</p>
<p>Un réacteur nucléaire produit de la chaleur par la combinaison de la fission et de la réaction en chaîne dans les éléments combustibles, initialement constitués d’oxyde d’uranium. Cette production de chaleur permet de produire de la vapeur, puis de l’électricité grâce à un turboalternateur, par un cycle thermodynamique.</p>
<p>L’électricité d’origine nucléaire est donc produite par une centrale <i>« thermique »</i> tout à fait comparable dans son principe à une centrale à charbon. Dans ce dernier cas, la chaleur est produite par la combustion du charbon, dans le cas d’un réacteur nucléaire (que l’on appelle aussi souvent <i>« chaudière nucléaire »</i>), elle est produite à partir de la fission dans les éléments combustibles : la matière première de la production d’électricité d’origine nucléaire est l’uranium. Le rendement d’une <i>« tranche nucléaire »</i> (réacteur + turboalternateur) est de 33% (33 kWh d’électricité produits à partir de 100 kWh de chaleur produite dans le réacteur).</p>
<p>Quoi de plus naturel pour qui veut se renseigner sur ce fleuron de l’industrie énergétique de la France que de consulter le document de référence en la matière : le <a href="http://www.developpement-durable.gouv.fr/Bilan-energetique-de-la-France,29212.html" target="_blank"><i>Bilan énergétique de la France pour 2011</i></a>, publié en juillet 2012 dans la collection Références du Commissariat général au développement durable.</p>
<p>Ce document, gros de quatre-vingt-quatorze pages, fournit des informations extrêmement détaillées sur le charbon, le pétrole, le gaz naturel, les énergies renouvelables et les déchets, sources primaires de la consommation d’énergie en France. On y trouve les quantités consommées et leur évolution, les prix, les stocks, les pays de provenance, souvent de façon très détaillée, etc.</p>
<p>Mais, ô surprise, la source primaire <i>« uranium »</i> ne figure pas dans cette présentation (1). Non seulement l’uranium n’apparaît pas, mais pas non plus (pas une fois) la dénomination <i>« réacteur nucléaire »</i>. Quant à la <i>« centrale nucléaire »</i>, on ne la trouve mentionnée qu’une fois, en page 84, en annexe, pour expliquer la façon dont l’électricité produite par une centrale nucléaire est comptabilisée dans le bilan énergétique.</p>
<p>Du coup, aucune information n’est fournie sur les quantités consommées et les stocks d’uranium, les pays d’origine (la totalité est importée), les implantations des centrales sur le territoire, les activités industrielles d’enrichissement de l’uranium, de retraitement des combustibles irradiés, les quantités de déchets radioactifs et leur stockage, etc.</p>
<p>Que l’on se rassure : ces disparitions ne sont pas sans raison. Puisque l’on a fait disparaître la véritable source primaire, cela permet sans rougir de présenter la quantité de chaleur produite dans le réacteur comme énergie primaire (2) et de la comptabiliser comme une énergie <i>« nationale »</i>. Le tour est joué et on nous présente un <i>« taux d’indépendance nationale »</i>, rapport de la production nationale primaire à la consommation primaire totale, de plus de 53,5% !</p>
<p>Mais l’uranium est totalement importé, comme l’est la quasi-totalité des trois combustibles fossiles, soit au total environ 90% de la consommation d’énergie primaire. Par conséquent, avec la même définition du taux d’indépendance, celui-ci n’est que de 9,1%.</p>
<p>De fait, c’est la notion même d’un <i>« taux d’indépendance énergétique »</i> qui n’a guère de sens. L’utilisation d’un indicateur unique est beaucoup trop simplificatrice et l’appréciation de la sécurité énergétique doit être plus subtile, multicritère et analysée pour chaque source d’énergie et ses usages.</p>
<p>Serait-ce que l’utilisation de l’uranium est incompatible avec le développement durable ?</p>
<p>L’uranium : le vice caché du bilan énergétique français &#8230;</p>
<p><strong>Notes</strong></p>
<p>(1) Pour être plus exact, on ne trouve le mot <i>« uranium »</i> que deux fois, dans les rubriques relatives à la consommation d’électricité, où il est mentionné que la consommation d’électricité de la branche énergie comprend la <i>« consommation nécessaire pour enrichir l’uranium »</i> (page 41) et dans les notes de bas de page des tableaux des bilans énergétiques et électriques (page 61 et suivantes), avec la même explication. Le lecteur qui s’apercevrait de cette mention serait bien étonné de voir apparaître cet <i>« enrichissement de l’uranium »</i> alors qu’on ne parle pas du tout d’uranium dans tout le rapport. / (2) Et en plus appelée <i>« électricité primaire »</i>, ce qui est une autre supercherie.</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Poteo Eusko à Bayonne</title>
		<link>http://www.bizimugi.eu/fr/poteo-eusko-a-bayonne/</link>
		<comments>http://www.bizimugi.eu/fr/poteo-eusko-a-bayonne/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 07 Jun 2013 07:00:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marie</dc:creator>
				<category><![CDATA[Accueil]]></category>
		<category><![CDATA[Bayonne centre]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie locale écologique et solidaire : Eusko]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bizimugi.eu/fr/?p=10694</guid>
		<description><![CDATA[Le vendredi 7 juin, un poteo eusko aura lieu dans le centre ville de Bayonne (Petit et Grand Bayonne). Il s&#8217;agira de faire le tour des 9 bars du réseau eusko présents dans l&#8217;hyper-centre bayonnais. Le défilé sera animé par des musiciens de rue, et les participants pourront se restaurer grâce à des pintxo judicieusement &#8230; </p><p><a class="more-link block-button" href="http://www.bizimugi.eu/fr/poteo-eusko-a-bayonne/">Lire la Suite &#187;</a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le vendredi 7 juin, un poteo eusko aura lieu dans le centre ville de Bayonne (Petit et Grand Bayonne).</p>
<p>Il s&rsquo;agira de faire le tour des 9 bars du réseau eusko présents dans l&rsquo;hyper-centre bayonnais. Le défilé sera animé par des musiciens de rue, et les participants pourront se restaurer grâce à des pintxo judicieusement répartis à chaque étape. Bien entendu, le poteo (défilé de bar en bar) se fera intégralement en eusko, et durera pour les plus vaillants jusqu&rsquo;à la fermeture à 2H00. Des dispenses seront bien entendu accordées à ceux qui ne voudront effectuer qu&rsquo;une partie du parcours.</p>
<div align="center"><a href="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/EuskoTxakoli.jpg" rel="lightbox"><img class="alignnone size-medium wp-image-10695" alt="EuskoTxakoli" src="http://www.bizimugi.eu/wp-content/uploads/2013/06/EuskoTxakoli-300x199.jpg" width="300" height="199" /></a></div>
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<div id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5714" align="center"><big><big><a href="http://www.euskalmoneta.org/" target="_blank" rel="nofollow">http://www.euskalmoneta.org/</a></big></big></div>
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<p><span id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5832" style="font-size: large;"><span id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5831" style="font-family: Arial, sans-serif;"><b id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5830">Le circuit du poteo eusko-ren ibilbidea :</b></span></span></p>
<p id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5821" lang="zxx"><span id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5837" style="font-family: Arial, sans-serif;">19.00 : Bar Basque (Espaniako karrika / Rue d&rsquo;Espagne)</span></p>
<p id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5838" lang="zxx"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">19.30 : Fandango</span></p>
<p id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5827" lang="zxx"><span id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5828" style="font-family: Arial, sans-serif;">20.15 : Machicoulis</span></p>
<p id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5822" lang="zxx"><span id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5829" style="font-family: Arial, sans-serif;">20.45 : Moka</span></p>
<p id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5826" lang="zxx"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">21.15 : Cave Beñat</span></p>
<p id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5823" lang="zxx"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">22.00 : Sankara</span></p>
<p id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5825" lang="zxx"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">22.45 : Kalostrape</span></p>
<p id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5839" lang="zxx"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">23.30 : BAB Café</span></p>
<p id="yui_3_7_2_1_1370362778007_5824" lang="zxx"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">24.15 : Les Pyrénées</span></p>
</div>
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